Sur la Route de Las Vegas…

Après un court séjour à Orange County avec une visite de L.A et Hollywood (ICI), nous partons pour Las Vegas, Baby !

On se lève de bonne heure car la route est longue, environ 4h. De plus que nous ignorions encore les aventures qui nous attendaient…

Le jour se lève et les palmiers se dessinent autour de nous. En route !

Après être sortis de la ville, on s’embraque sur l’Interstate 15 pour la traversée du désert des Mojaves. C’est parti pour des kilomètres de désert, de désert et de désert… comme dans les films !

Sauf que le désert californien est rocailleux… Je ne verrais ni gros cactus verts, ni sable orange et encore moins des massifs tels que l’on peut en apercevoir dans le désert de l’Arizona .
Mais c’est un désert quand même !
«  I’ve been through the desert on a horse with no name, La, la, la la la la, la la la, la, la… » Bref, vous avez saisi l’état d’esprit dans lequel j’étais! (Si non, cliquez sur les paroles)

Mais au bout de deux heure de désert et de pierres, quelques photos souvenirs (qui se ressemblent de plus en plus)

Je fini par sombrer dans un profond sommeil.

Si bien que lorsque je me réveille, nous ne sommes pas à Las Vegas mais…En panne au beau milieu du désert !

Enfin, « au beau milieu du désert », plus exactement sur un parking au beau milieu du désert.

Quelque pompes à essences, des restaurants douteux, un motel (bien douteux, lui!) et un « grand magasin » appelé très naturellement « Country Store ». En dehors de cet espace, qui s’étends sur environ 1km peut-être, il n’y a rien d’autre que la route.
Sur 100km, aussi bien derrière nous que devant.

La seule solution ? Appeler une dépanneuse et l’attendre… J’appréhende un peu. On n’a pas vu d’entreprise de dépannage sur la route. Combien de temps vont-ils mettre ?

On attends donc…

Ha oui, LE motel… Là, dans le fond!

Mais je me rends vite compte que le service dépannage américain est efficace ! A peine 20mn après le coup de téléphone, le camion arrive.
Le mécano ouvre le capot et jette un oeil, il faut nous remorquer jusqu’ à la prochaine ville pour acheter une pièce (ou de l’huile, ou les deux, je ne saisi pas tout!). Bref, quoiqu’il en soit, on embarque la voiture et, à mon grand soulagement…nous avec !

La vue est sympa depuis la banquette de la dépanneuse !

Après environ 1h30 de route (et de re désert), la camionnette nous décharge enfin devant un garage, retour à la civilisation… Je vous passe les détails mais l’huile achetée n’arrange pas les choses !

Heureusement, le couple d’amis avec qui nous sommes partis, connaissent quelqu’un dans les environs qui possède un garage, il pourra nous réparer ça en un tour de main.

(Cette partie du récit ne contient pas de photo, mais je vais essayer de vous retranscrire au mieux les faits! )

Il arrive. Un vieux pick-up gris bringuebalant de gauche à droite au rythme des bosses et des nids de poules. En sort, un homme d’un certain âge, imposant, longs cheveux gris ramenés en queue de cheval, bref un américain typique.

Un attrape-rêve se balance au rétroviseur, une ado boudeuse sur le siège avant.

L’homme nous salue, jovial et généreux sont les qualificatifs que je lui attribuerais sans hésiter. Pourtant, sur son visage se lit le vécu d’une vie qui, je le suppose, n’a pas toujours été facile.

Je voulait voir l’Amérique avec un grand A, je pense qu’on ne pouvait pas faire mieux !

Il nous emmène dans son garage sur les hauteurs, à quelques kilomètres à peine de Las Vegas, que l’on aperçoit en contre-bas.

Des carcasses de voitures, des pneus, des bidons vide, des pièces détachées de toutes origines jonchent l’espace çà et là, un chien aboie derrière un grillage, un mécano rasta sort du garage en s’essuyant les mains pleines de cambouis.

J’ai vu cette scène mille fois dans les films et là, elle se joue devant moi.
Et c’est la vraie vie.
Ca prends aux tripes, y’a pas à dire ! J’ose à peine parler alors que j’ai mille questions à leur poser. Je voudrais tout immortaliser avec mon appareil mais je me fais discrète et j’observe cette scène, si banale, qui a pour moi des allures de scénario hollywoodien.

L’homme nous propose de garder la voiture une nuit, sa fille va gentiment nous déposer à Las Vegas avec le pick-up et nous récupèrerons le véhicule en bon état le lendemain. Adjugé !

On traverse des quartiers perdus, dépouillés et tristes. On prends conscience qu’à côté de la Fabuleuse Las Vegas, dort tranquillement la pauvreté de l’Amérique profonde. La culpabilité s’insinue en nous, qu’on le veuille ou non. Prêts à aller s’amuser en laissant derrière nous des personnes généreuses au quotidien si éloigné du nôtre.

Je profite de ces derniers instants dans le pick-up aux sièges défoncés qui font mal aux fesses. Je ne vivrais probablement plus jamais ça, je ne les reverrais probablement jamais non plus…

Une claque, une prise de conscience.

Je ne fus qu’un bref passage dans leurs vies, ils font partie de mon voyage.

Merci.

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