The Perfect Body?

Dieu sait à quel point j’aime la marque Victoria Secret pour la qualité des sous vêtements. Je ne manque jamais d’aller y faire en tour lorsque je vais à New York. Les magasins sont agréables, c’est cosy et girly, les sous-vêtements sont de bonnes qualités, il y a du choix,…
Vraiment, j’aime cette marque.Et question marketing, le pari est gagné depuis un moment!
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Mais depuis toujours, l’image qu’elle propose est pourtant celle d’une maigreur effrayante. Cela influe-t-il sur les ventes? Je ne le pense pas. Sur le succès (auprès des femmes)? Je ne crois pas non plus. Sur la fréquentation des magasins? Au vu de la foule qu’il y a à chaque fois, je n’en n’ai pas l’impression.

Victoria Secret, ce n’est pas Dove.

La marque ne cherche clairement pas à ce que toutes les femmes s’y retrouvent.
On le sait, c’est un fait. Les défilés sont fantastiques mais les pièces sont présentées sur des cintres ambulants. Les hommes fantasment, les féministes s’enflamment. Et moi? Eh bien, j’hésite…
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Prôner la maigreur? Non. Mais sur les podiums, il n’a jamais été question d’y montrer des « femmes comme nous« . On nous fait rêver avec les vêtements, des créations, de l’art pour certains; pourquoi les mannequins seraient réalistes dans ce monde de paillettes?

La nouvelle campagne fait à nouveau polémique… « The Perfect « Body«  « . Body entre guillemets étant donné qu’il s’agit du nom du modèle de soutien gorge présenté. Mais présenté sur une belle brochette de pilons de poule(t)s aux formes inexistantes.
Il y a donc ambiguité sur le message: perfect « body » est fait non seulement référence au soutien-gorge (parfait)…mais sur un corps parfait. Et selon Victoria Secret, le corps parfait c’est ça.

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Alors des étudiantes des l’université de Leeds ont décidé de taper du poing sur la table et de demander des excuses à Victoria Secret…
Des excuses pour quoi exactement? Pour utiliser des femmes qui pèsent 32Kg alors qu’on en pèse 65 (ou 70 ou 80)? De créer une publicité à laquelle on dit ne pas s’identifier mais qui nous fait bondir dans notre canapé?

On s’identifie aux mannequins? Vraiment? Les femmes crient à tout va qu’elles sont fières de leurs formes et qu’elles veulent voir de la réalité dans les pubs, sur les catwalks, dans les magazines… Mais ne faudrait-il pas revoir la chose autrement?

Pourquoi s’identifie-t-on plus à une mannequin qu’à un personnage de film? Les deux ne sont-ils pas assez proches pour qu’on puisse faire la différence entre réalité et fiction?
Ne pourrait-on pas voir ces models comme des « personnages » et non comme un idéal imposé, une réalité à atteindre?

Hônnetemment, je reste en retrait des débats sur  » on en a marre des minces! » et « on veut voir de la cellulite dans les pubs H&M« . Pour moi, la démarche est commerciale. Un jeu de marketing qui fonctionne. Point barre.
Les défilés de mode? Démarche artistique. Mais, pour moi, tout cela ne reflète aucunement la réalité. Il faut arrêter de vouloir se comparer et du coup, de chercher une guerre tout à fait inexistante.

Non, je ne vais pas boycotter Victoria Secret. Non, je ne vais pas pleurer de ne pas rentrer dans du 32. Je vais acheter ce qui me plait, dans ma taille.

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La Femme qui criait au loup

Voilà, cette vidéo tourne depuis quelques jours sur la toile. L’expérience a déjà été faite ailleurs, dans d’autres grandes villes.
Le résultat est le même.

L’actrice et l’auteur du projet (Rob Bliss) souhaitent démontrer le harcèlement permanent que subissent les femmes lorsqu’elles marchent en rue…

MAIS UNE PETITE MINUTE!

Il y a harcèlement et « harcèlement« . Un homme qui vous suit dans la rue en vous demandant pourquoi vous ne voulez pas parler, évidemment.
Un homme qui crie que vous êtes « sexy » ou « hot », oui.
Mais un homme qui vous souhaite une bonne journée (probablement dans l’espoir d’entamer la conversation, je vous l’accorde) mais qui s’arrête là, ce n’est pas du harcèlement!

A New York, on m’a souvent interpellé dans la rue, on m’a même demandé en mariage. J’ai ri et j’ai passé mon chemin. L’homme a rit aussi et il m’a certainement oublié dans la minute.
La plupart du temps des « God bless you », « Have a nice day miss » ou « How are you doing? » sont inoffensifs et réguliers à New York. Je ne me suis jamais sentie « agressée », ni « harcelée ». J’avançais, je passais mon chemin et j’oubliais.

Il faut remettre les choses dans leur contexte.
Oui, si tu marches pendant 25 kms dans les rues de Manhattan, tu peux avoir une belle collections de remarques, certaines très déplacées. Mais la plupart des femmes font leur trajet maison-boulot, ou sorties et prennent avec humour un « God bless you mami », répondent un simple « merci » ou n’y font simplement pas attention.
Il ne faut pas dire que nous, pauvres femmes, sommes constamment harassées de remarques à longueur de journée.

De plus, je trouve cette vidéo beaucoup plus soft que celle qu’on pourrait tourner « chez nous », où l’on ne se gêne pas pour nous traiter de p*** si on ignore, de nous demander de manière offensive si on veut b***, de nous agresser si on ne donne pas notre numéro de téléphone ou de nous insulter publiquement si on trouve « attirante ».

Une jolie femme, même habillée sobrement, sera regardée dans la rue. C’est comme ça.
Certains hommes n’ont aucune éducation et pense qu’un compliment se lance à la volée (et n’ont d’ailleurs aucune notion du mot « compliment »). On passe notre chemin.
D’autres sont de vrais pervers et c’est ceux-là qu’il faut dénoncer (celui qui vous suit dans la rue, celui qui vous traite de pute, celui qui vous touche les fesses dans le métro, bref, ceux qui se croient tout permis PARCE QUE vous êtes une femme).

Mais il faut arrêter de crier au loup à tout va, pour tout et n’importe quoi.
Femme, ok. Mais pas persécutée de la vie non plus.

Et vous? Avez-vous vécu des expériences similaires? Vous sentez-vous agressée?
Que pensez-vous de cette vidéo?

Être ambassadrice de la Province de Liège…

Une titre honorifique que je compte mettre en valeur pour de nouveaux projets!

En effet, le 23 octobre dernier, j’ai été invitée au Palais Provincial de Liège afin de recevoir le titre d’Ambassadrice de la Province de Liège à l’étranger.
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C’est avec un immense honneur et beaucoup de fierté que je suis rentrée dans cette grande famille des Ambassadeurs, aux côtés de personnalités marquantes du monde des entreprises liégeoises, du milieu sportif et culturel ou encore associatif.
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Mais késako?

Un ambassadeur représente la Province de Liège autour de lui, ici mais surtout à l’étranger. Il se doit de transmettre une image positive de la Province et ainsi promouvoir la culture, le tourisme et la diversité.

Nos missions :
– Présenter les atouts de la Province au-delà de ses frontières
– Attirer, pourquoi pas, de nouveaux investisseurs, des entreprises, des étudiants ou encore des touristes
Maintenir un lien entre les Liégeois expatriés et leur région
Et c’est surtout sur ce dernier point que je vais me concentrer.

En effet, outre mon expérience à l’étranger, j’aime voyager. Pas seulement pour le plaisir ou pour déconnecter du « métro-boulot-dodo« , mais j’aime voyager pour rencontrer de nouvelles personnes, faire de nouvelles expériences et surtout découvrir d’autres pays et d’autres cultures.
Donc, dans la mesure du possible, j’essaie de voyager dès que je le peux! Il y a au minimum UNE grande destination par an et d’autres plus proches durant l’année.
Comme vous le savez, ma destination de cœur, c’est New York. Mais cette année, par exemple, c’est du côté de Montréal que j’irais déposer mes valises pour une dizaine de jours…

Ce titre d’Ambassadrice tombe donc à point nommé car je vais pouvoir allier ma passion avec une certaine reconnaissance. Afin d’améliorer mon objectif, je vais donc profiter de cette distinction pour me concentrer sur la rencontre des belges à l’étranger.

Comment vivent-ils leurs expatriation? A quoi ressemble leur quotidien? Ont-ils des conseils pour les voyageurs? Comment sont-ils perçus dans le Monde?
Toutes ces questions seront transmises sur ce blog sous forme d’interviews afin de vous les faire partager.
Dans un deuxième temps, je vais également essayer d’aller rencontrer ces liégeois d’ailleurs.

Je vous invite donc à m’aider dans ma tâche et dans cette nouvelle expérience:

Vous êtes belges (et liégeois)? Vous vivez à l’étranger pour une durée déterminée? Vous êtes étudiant en échange? Ou vous avez définitivement quitté notre plat pays pour découvrir le monde? Venez nous raconter votre expérience!

C’est un réel objectif personnel que je réalise ici et j’espère faire honneur à ce titre. En tout cas, je ferais de mon mieux!
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==> N’hésitez pas à me contacter via ce blog ou retrouvez-moi sur Facebook: Ma P’tite Page Voyage.
Toutes les infos, les interviews, les photos y seront présentées…En plus des publications habituelles.
Ne manquez pas cette nouvelle rubrique sur le blog:
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STAY TUNED!

SERIE – Orange is the new Black

Ou devrais-je dire :
Orange Sh** is the Fu*** new Black, sista !

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Parce que la première chose qui revient à mes oreilles dans cette première saison, ce sont les « fuck », « bitch », « yo », « shit », « fuck that shit », « what the fuck », …Bref, vous avez saisi.

Le pitch : Piper (Taylor Schilling), une jeune trentenaire (oui 30 ans, c’est jeune!) se retrouve bouclée pour avoir, dix ans auparavant, fricoté, au propre comme au figuré, avec une trafiquante de drogue, la jolie Alex (Laura Prepon, oui, la rousse incendiaire et drôle de That 70s Show).
Elle va devoir jongler entre sa nouvelle vie au sein de la prison et la gestion de la famille et amis à l’extérieur. Elle va devoir s’intégrer et se faire une place… Sans compter qu’elle tombe très rapidement sur son ex amante, incarcérée au même endroit.
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Je précise que c’est une série de filles (le titre est annonciateur, quand même!), le genre de série à regarder un dimanche après-midi pluvieux sous la couette avec les copines.
En plein Walking Dead et American Horror Story, cette série est arrivée un peu comme regarder des pubs après un film d’horreur avant d’aller dormir. Une série avec plein de petits défauts mais à laquelle j’ai accroché.

L’univers carcéral a déjà été exploité pas mal de fois (Oz, Prison Break) ; ici, on mélange un peu Prison Break et L World. On espère qu’ils ne feront pas l’erreur de Prison Break : emballer et peser le tout en une saison puis essayer de faire vivre le show en dehors du concept de base.

Orange is the New Black manque toutefois un peu de noirceur. Série de filles oui, mais un peu trop diluée.
Habituée à mes deux séries phares du moment, j’avoue que durant les deux premiers épisodes, j’ai attendu qu’un truc horrible arrive.
En fait, non.

Les embrouilles s’arrangent vite, on peut avoir à peu près ce que l’on veut, les filles sont majoritairement des filles sympas, on s’intègre facilement en tant que frêle femme blanche de bonne famille… .
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On ne ressent nullement la violence, l’enferment et l’oppression qu’un univers comme celui-ci peut doit procurer. C’est pour cela que malgré le thème, cette série est toute fraîche!

On n’échappe pas aux clichés : racisme, deal de produits de confort, clans et chefs de clans, les mami latinas d’un côté, les blacks de l’autre, les Blanches et « les autres », pas beaucoup de nouveautés.On s’énerve parfois, on parle fort, on essaie d’impressionner l’autre mais on ne se bagarre pas à coup de tournevis rouillé.
Les gardiens pervers, les gardiens quand même gentils, les douches communes et toilettes ouvertes, l’ éloignement des proches…

Un peu de sexe, un peu de baston, mais à côté, on nous offre quand même une vision assez édulcorée de la prison, un peu Bisounours non?
C’est pourtant inspiré d’une histoire vraie…
Ou alors avons nous simplement un a priori trop formaté sur les prisons?

Salon de coiffure, piste d’athlétisme, accès aux cuisines, à l’atelier à outils,… Très honnêtement, la frontière entre camp de vacances forcé et prison est assez mince.
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C’est une prison de sécurité minimum, d’accord. Mais quand même… j’aurais voulu un peu de noirceur pour me faire vraiment vibrer ( C’est moi la psychopathe?). Elles ont quand même l’air de bien s’éclater!

On est pourtant ému en découvrant le passé de certaines filles car ils sont, eux, assez criant de vérité. Du coup, on s’attache facilement aux personnages. C’est la grande force de cette série.

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Il n’y a pas d’anti-héro qu’on aime détester, elles finissent toutes par nous attendrir. La lumière crue jonglant avec les ombres et le décor minimal jouent en la faveur de la série, qui se veut sans fard… Mais des junkies à la peau de bébé, on en voit rarement dans la vraie vie.
Soit.

Pourquoi est-ce que j’en parle ?
Parce que cette série m’a fait l’effet d’une bonne série. Je suis moins emballée au fur et à mesure que la série avance mais j’ai tout de même envie de la regarder.
Les personnages sont attachants, Laura Prepon est juste magnifique, le scénario est simple, il a cette réflexion qui persiste  » Et moi, j’aurais fait quoi à sa place? », il y a la recherche de son moi dans un univers dans artifices et, enfin, l’ambiance « copines-copines » nous donnerait presqu’envie de se faire coffrer avec ces femmes!

Mon côté Sex and The City et Desperate Housewives qui ressort…

Quand j’ai rencontré Sandy

C’était en 2012.

Déjà deux ans.

Je vivais à East Harlem avec mes colocs et depuis quelques jours, l’alerte était lancée: l’Ouragan Sandy frapperait New York fin octobre.
A l’approche d’Halloween, Sandy est devenue « Frankenstorm« …
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La journaux ne parlaient plus que de ça, les affichettes fleurissaient sur les vitrines des magasins et bientôt, on se serait cru en temps de guerre. « Il faut faire des provisions« , « il faut acheter un stock de bougies« , « Il faut quitter l’appart, on risque d’être évacués« , toutes ces annonces nous foutaient un peu les jetons.
Nous suivions assidument les infos sur internet, les zones commençaient à être évacuées mais toujours pas chez nous. On a donc attendu.

Les métros ont commencés à fermer certaines stations, c’était le bordel pour se rendre au boulot, si bien que la veille de l’arrivée de Sandy, tout le monde a été prié de rester chez lui.

J’avoue que les médias ont joué leurs rôles: ils nous ont fait plus peur que l’ouragan. Mais on n’est jamais trop prudent.

Avec ma coloc, nous avons donc été acheter de l’eau et des pâtes, « au cas où »… Et on a bien fait! Le jour avant, les rayons du supermarché se sont vidés d’un seul coup. Les gens achetaient des denrées comme si la guerre était annoncée. On est reparties avec nos sachets de pâtes et nos bougies.

On ne savait toujours pas ce qui nous attendait.

Mes proches ne cessaient de me demander des nouvelles. Au vu du message lancé par les médias américains, j’ose imaginer ce qu’il en était de l’autre côté de l’Atlantique.

Pourtant, jusque là, Sandy était surtout sur les réseaux sociaux et dans nos têtes. A part quelques gouttes de pluie, il n’y avait encore rien d’alarmant.

Nous n’avons jamais vécu d’ouragan en Europe, nous étions donc assez tracassées quand à l’ampleur de ce qui était annoncé. Mais nos colocs américains nous semblaient particulièrement zen… « On va juste protéger les fenêtres et rester à l’intérieur« .
C’était tout? Pas de bunker prévu? On ne doit pas faire sa valise et prévenir notre famille? On doit porter un casque?

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Il y avait quelques arbres dans notre backyard et je voyais parfaitement l’image de l’un d’eux venant atterrir au beau milieu du salon. Mais ça n’arriva pas.

En début de soirée, on s’est tous rassemblé dans la cuisine et on a dîné tranquillement. Ensuite, on a joué à se maquiller et on a bu du vin. On a décidé d’arrêter de regarder les infos toutes les cinq minutes pour notre bonne santé mentale.

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De la fenêtre, un vent mauvais se levait pourtant. Les arbres bougeaient plus fort et plus vite que d’habitude.

Notre table de jardin aussi.
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Côté rue, les branches commençaient à s’envoler, comme pressées de se rendre quelque part. Les bâches que certains avaient mit sur le voiture s’accrochaient tant bien que mal.

Nous sommes sorti sous le porche pour fumer. Le bruit du vent nous a surpris. Un grondement dans l’air, des sifflements, des bourrasques inattendues qui, même protégées, arrivaient à nous faire tanguer.

Puis la pluie est arrivée. Violente, d’un seul coup. Elle venait frapper contre les vitres par vague; si l’appart avait oscillé, on aurait pu se croire sur une mer déchainée.

Mais de l’intérieur, on n’entendait à peine la tempête. Nous sommes donc resté éveillé jusqu’à environ 3h du matin. On a dansé, on a joué, on fait un karaoké sur les chansons Disney et on a regardé un film (On a regardé Twister. Ben quoi?).

On a rassuré nos proches parce qu’on avait toujours internet. On a aussi laissé les bougies dans leur emballage. Puis on est allé dormir. En se demandant si Sandy était vraiment venue…

C’est le lendemain matin, lorsqu’on s’est réveillé sous un ciel gris et toujours pluvieux qu’on a prit conscience de l’ampleur d’un Ouragan. Avec ma coloc, on a décidé de s’habiller chaudement et d’aller se balader dans la quartier, histoire de voir si tout allait bien.

Et bien… Pas vraiment.


A quelques rues à peine de chez nous, les arbres étaient déracinés, l’entrée au petit parc était fermée et surveillée par la police, le bord de l’East River était désert, pas de voiture, route fermée. Des débris de toutes sortes encombraient les voies et commençaient à être déblayés par les services de la ville.
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Un échafaudage n’avait pas tenu le coup et des planches s’étaient encastrées dans une voiture garée non loin de là. C’était digne d’une scène d’un film avec Will Smith.

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Les bords de l’East River n’avaient pas été épargné, ni la plaine de jeux, à quelques pas de là…

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On a acheté une pizza et le journal. Downtown était sous l’eau, il n’y avait plus d’électricité pour la plupart des ménages, et les dégâts causé par Sandy s’élevaient à des milliards de dollars (Sandy est classé Ouragan le plus couteux des US, derrière Katrina en 2005). Sandy avait été meurtrière aussi…

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Nous n’avons rien vu venir et nous l’avons à peine vue passer.

Mais Sandy était bien là, elle s’est déchaînée. Alors oui, les médias nous ont semblé en faire des tonnes mais je me dis que si j’avais été dans le bas de l’île, j’aurais certainement vu tout ça différemment…

Être touriste, ce n’est pas un métier facile…

« Un touriste se reconnait au premier coup d’œil. C’est un individu habillé d’une manière telle que s’il se trouvait dans son propre pays, il se retournerait dans la rue en se voyant passer. » (Philippe Meyer)


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Le touriste, est celui qu’on blâme.

Mais qui sont-ils ces touristes que l’on aime critiquer ? Ces français qui parlent fort dans le métro ?
Le touriste qui s’arrête au beau milieu de la rue pour faire une photo d’arbre? Ou celui assis à la table à côté de la vôtre qui ne laisse pas de pourboire ? Celui qui est dans votre hôtel et qui rouspète tous les jours à la réception pour un oui, pour un non et qui se retourne vers sa femme en disant « chez nous, ce n’est pas comme ça ! », celui qui vous pousse en haut de l’Empire State Building pour faire sa photo, celui qui vous insulte en français en pensant que personne ne le comprends, qui n’a aucun respect pour la population du pays qu’il visite… La liste est longue !

Le français qui parle fort, le chinois qui prend des photos, le belge une fois, l’allemand en sandales-chaussettes… La liste des catégories ethniques est toute aussi longue.

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Et si le « mauvais » touriste était aussi celui qui passe son séjour à critiquer…les autres touristes?

Au départ, « tourisme » vient de la pratique des jeunes aristocrates anglais envoyés en Europe par leurs riches parents pour apprendre et aiguiser leur haute éducation. Un « Tour d’Europe ».

Imaginez ces jeunes lords en habit évoluant dans les ruines antiques… et voyez aujourd’hui les groupes de français en short et casquettes descendant d’autocars luxueux pour se faire photographier aux côtés d’une fausse statue de la Liberté sur Time Square !
Il n’y a là qu’une frontière temporelle, non ?

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Le voyageur est celui qu’on envie

Le voyageur est celui qui s’en va sac au dos vers de nouvelles contrées, rencontrer des civilisations inconnues et qui nous ramènent ses sandales pleine de souvenirs. Le voyageur c’est le faste du voyage, la beauté de la découverte, la grandeur, le rêve ; le voyageur est obligatoirement cultivé, instruit. Le voyageur est ce solitaire qui ose, qui n’a pas ou peu d’attache mais à qui l’on s’attache … Et malgré son air parfois suffisant (le voyageur à tout vu et ne s’extasie pas devant les classiques touristiques), le voyageur nous apparait trop éloigné pour qu’on puisse s’y identifier et donc s’y comparer.

Du coup, il passe de l’autre côté de la frontière : l’admiration prends la place de la moquerie.

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Il y a toujours eu ce fossé, cette distinction entre voyageur et touriste. L’un est glorifiant, il est synonyme de rencontres, d’échappées belles, de découvertes. L’autre est synonyme de short, appareil photo autour du cou et casquette.

Pourquoi ? Les deux ne sont-ils pas simplement à la recherche d’un ailleurs, démarche identique mais moyens différents ?

Est-ce que le touriste voit sans voyager ? Au fait, on n’a jamais parlé de pigeon touriste… pigeon3

Le touriste est, pour la plupart d’entre nous, celui se prends en photo devant le Charging Bull, qui s’extasie sur Time Square, qui parle fort et qui suit généralement un groupe mené par un guide.

Le touriste est celui qui va où on lui dit d’ aller, voit ce qu’il faut voir et mange ce qu’il faut manger. Le touriste est celui qui s’achète des souvenirs insignifiants, des tonnes de T-shirt à l’effigie de la ville et qui se vantera haut et fort d’ « avoir voyagé ». le touriste est cet idiot sans éducation, ce simple d’esprit qui prends des photos…

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« Le touriste est la caricature de ce que nous prétendons ne pas être ! C’est un repoussoir qui nous permet complémentairement d’affirmer notre individualité face aux autres. »


En fait, le touriste, c’est l’autre.

Mais tout touriste est un peu voyageur, si l’on part du principe que les dénominateur communs sont nombreux : un départ, une destination, de la nouveauté, des découverte, de l’apprentissage (le touriste qui écoute le guide raconter l’histoire de Notre Dame sur les bord de Seine ou le voyageur qui apprends l’histoire d’une civilisation à travers un vieux qui parle un dialecte ancien… L’apprentissage est là).
S’exiler et voir autre chose que son quotidien. Faire sa valise et saluer ses proches.Avoir l’envie de découvrir, le désir de partager une expérience.

Le touriste est voyageur.

Le voyageur est aussi touriste. Quoi ?? Comment ? Rien à voir !! Mais si. Le voyageur va à la découverte du monde AUSSI. Il découvre des choses pour la première fois AUSSI. Il prend des photos et goûte des plats locaux AUSSI.
En quoi serait-ce si différent ?

Parce qu’au cours des dernières décennies, le voyage en général est devenu accessible.
Accessible à tout un chacun. On part au soleil en famille ou visiter des nouvelles villes à deux pendant nos congés annuels. Tout le monde peut voyager, l’explorateur de contrées lointaines n’est plus le seul à pouvoir prendre l’avion.
C’est la banalisation du voyage (au sens large) qui a presque imposé cet distinction entre touriste et voyageur.

Et au fil du temps, les mauvais touristes sont apparus. Impolis, ne respectant ni les coutumes, ni les endroits qu’ils visitaient.
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Ils sont vite devenus le contre-exemple par excellence et c’est celui-là qu’on chasse lorsqu’on part en vacances.

Désormais, je ferais preuve d’un peu plus d’indulgence envers les « touristes ». Ok, il y a ces mauvais touristes et, malheureusement, ils seront toujours présents. Mais il y a des bons touristes, ils sont majoritaires mais ils se font simplement moins remarquer.

Ceux là ne sont peut-être pas de grands voyageurs mais ils prennent la peine de découvrir et d’apprendre. Plaisir personnel, expérience en famille, se construire des souvenirs, partager une expérience,…

« (…)les mauvais touristes sont simplement ceux qui se croient partout chez eux, et qui se croient tout permis parce qu’ils ont payé.
Bref, ceux chez qui on n’a pas envie d’aller.
 »

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« Des touristes vont bailler où le coeur me battait si fort »
(M. Barrès- Une Enquête au Pays du Levant)

. Cela veut tout dire. Comme je le disais précédemment, il n’y pas UNE bonne façon de voyager.
(Par contre, il y en des mauvaises).
Là où le coeur d’un habitué va battre avec passion, un autre va trouver cela quelconque.
Et inversément.

Que vous partiez en solo ou en famille, en groupe organisé ou seul avec votre carte, que vous partiez une fois par an ou tous les deux mois, à New York ou au beau milieu de la savane africaine, en cordée dans les Andes ou dans les entrailles de Paris, bref, où que vous alliez : Soyez un touristes averti et responsable, respectez les us et coutumes des pays, informez vous et apprenez, usez et abusez de vos cinq sens. Vous n’en reviendrez que grandi.

Gardez en tête que vous serez toujours « l’étranger », touriste ou voyageur.


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Un touriste responsable devient-il alors voyageur ?
Un voyageur n’est-il qu’un touriste responsable?

DIY Halloween: ultra facile, ultra rapide!

J’ai appris le mot DIY (Do It Yourself) il y a peu… De mon temps, on disait « bricolage« , mais c’était moins « in »!

Donc voici deux « bricolages yourslef » très faciles à faire, qui demandent peu de temps et peu de moyen.

1/ Les chauves-souris en papier (2 déclinaisons)


MATERIEL:
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– Papier noir (rigide mais pas cartonné)

– un morceau de carton

– ciseaux

– crayon

– papier collant

– fil (de pêche, de couture ou élastique)

Dessinez une chauve-souris sur le morceau de carton (Google regorge de modèles en cas de besoin…). Découpez la et vous avez déjà fait la moitié du boulot!

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Dessinez le contour sur le papier noir. Autant de fois que vous le souhaitez, le plus possible!
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Découpez les formes de chauves souris et pliez les légèrement en deux.

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=> Pour les chauves souris à coller un peu partout:

Apposez un morceau de papier collant roulé sur la pliure extérieure (celle qui ressort).

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A coller sur les miroirs, les portes, dans la cuisine,… Selon le recouvrement de vos murs, les chauves souris tiendront plus ou moins correctement.
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=> Pour la guirlande de chauves-souris:

Percez un petit trou au centre de votre chauve-souris, à l’aide d’une pointe de couteau par exemple.
Passez le fil choisi en venant le fixer dans la pliure intérieure cette fois.
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Un petit morceau de papier collant et on enfile la suivante. Ainsi de suite sur différents fils de différentes longueurs.

Pensez à fixer le papier collant sur le ventre de la bébête pour un meilleur maintient à l’horizontal.

Et voilà de quoi décorer facilement votre entrée, votre salle de bain ou vos toilettes. Vous pouvez aussi accrocher les guirlandes sur un cintre à différentes hauteurs.

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2/ Les citrouilles

A offrir à vos invités ou simplement pour décorer vos tables d’Halloween, voici un modèle facile et rapide.

MATERIEL:

– Pâte FIMO orange n°42

– Pâte FIMO verte n°50

– Outils pour pâte Fimo ou couteau

– Papier cuisson

– Vernis

– marqueur noir

Faites des boules de pâte identiques et de la grosseur souhaitée.

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Applatissez-les légèrement et dessinez une étoile sur le dessus pour ensuite créer les rainures de façon uniforme.

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Un petit morceau de vert pour la tige et au four!

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Déposez vos citrouilles sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou d’aluminium.

La température et le temps de cuisson sont indiqués sur l’emballage.

Laissez refroidir et dégustez décorez au marqueur.

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Un petit coup de vernis et on laisse sécher…
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Et voilà, à votre tour!

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