SERIE – Orange is the new Black

Ou devrais-je dire :
Orange Sh** is the Fu*** new Black, sista !

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Parce que la première chose qui revient à mes oreilles dans cette première saison, ce sont les « fuck », « bitch », « yo », « shit », « fuck that shit », « what the fuck », …Bref, vous avez saisi.

Le pitch : Piper (Taylor Schilling), une jeune trentenaire (oui 30 ans, c’est jeune!) se retrouve bouclée pour avoir, dix ans auparavant, fricoté, au propre comme au figuré, avec une trafiquante de drogue, la jolie Alex (Laura Prepon, oui, la rousse incendiaire et drôle de That 70s Show).
Elle va devoir jongler entre sa nouvelle vie au sein de la prison et la gestion de la famille et amis à l’extérieur. Elle va devoir s’intégrer et se faire une place… Sans compter qu’elle tombe très rapidement sur son ex amante, incarcérée au même endroit.
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Je précise que c’est une série de filles (le titre est annonciateur, quand même!), le genre de série à regarder un dimanche après-midi pluvieux sous la couette avec les copines.
En plein Walking Dead et American Horror Story, cette série est arrivée un peu comme regarder des pubs après un film d’horreur avant d’aller dormir. Une série avec plein de petits défauts mais à laquelle j’ai accroché.

L’univers carcéral a déjà été exploité pas mal de fois (Oz, Prison Break) ; ici, on mélange un peu Prison Break et L World. On espère qu’ils ne feront pas l’erreur de Prison Break : emballer et peser le tout en une saison puis essayer de faire vivre le show en dehors du concept de base.

Orange is the New Black manque toutefois un peu de noirceur. Série de filles oui, mais un peu trop diluée.
Habituée à mes deux séries phares du moment, j’avoue que durant les deux premiers épisodes, j’ai attendu qu’un truc horrible arrive.
En fait, non.

Les embrouilles s’arrangent vite, on peut avoir à peu près ce que l’on veut, les filles sont majoritairement des filles sympas, on s’intègre facilement en tant que frêle femme blanche de bonne famille… .
Janae says she is not scared of Miss Claudette
On ne ressent nullement la violence, l’enferment et l’oppression qu’un univers comme celui-ci peut doit procurer. C’est pour cela que malgré le thème, cette série est toute fraîche!

On n’échappe pas aux clichés : racisme, deal de produits de confort, clans et chefs de clans, les mami latinas d’un côté, les blacks de l’autre, les Blanches et « les autres », pas beaucoup de nouveautés.On s’énerve parfois, on parle fort, on essaie d’impressionner l’autre mais on ne se bagarre pas à coup de tournevis rouillé.
Les gardiens pervers, les gardiens quand même gentils, les douches communes et toilettes ouvertes, l’ éloignement des proches…

Un peu de sexe, un peu de baston, mais à côté, on nous offre quand même une vision assez édulcorée de la prison, un peu Bisounours non?
C’est pourtant inspiré d’une histoire vraie…
Ou alors avons nous simplement un a priori trop formaté sur les prisons?

Salon de coiffure, piste d’athlétisme, accès aux cuisines, à l’atelier à outils,… Très honnêtement, la frontière entre camp de vacances forcé et prison est assez mince.
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C’est une prison de sécurité minimum, d’accord. Mais quand même… j’aurais voulu un peu de noirceur pour me faire vraiment vibrer ( C’est moi la psychopathe?). Elles ont quand même l’air de bien s’éclater!

On est pourtant ému en découvrant le passé de certaines filles car ils sont, eux, assez criant de vérité. Du coup, on s’attache facilement aux personnages. C’est la grande force de cette série.

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Il n’y a pas d’anti-héro qu’on aime détester, elles finissent toutes par nous attendrir. La lumière crue jonglant avec les ombres et le décor minimal jouent en la faveur de la série, qui se veut sans fard… Mais des junkies à la peau de bébé, on en voit rarement dans la vraie vie.
Soit.

Pourquoi est-ce que j’en parle ?
Parce que cette série m’a fait l’effet d’une bonne série. Je suis moins emballée au fur et à mesure que la série avance mais j’ai tout de même envie de la regarder.
Les personnages sont attachants, Laura Prepon est juste magnifique, le scénario est simple, il a cette réflexion qui persiste  » Et moi, j’aurais fait quoi à sa place? », il y a la recherche de son moi dans un univers dans artifices et, enfin, l’ambiance « copines-copines » nous donnerait presqu’envie de se faire coffrer avec ces femmes!

Mon côté Sex and The City et Desperate Housewives qui ressort…

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