Les belges du Monde: Hélène à Madrid

Après un cursus en langues, un Erasmus en Espagne, une formation de l’enseignement de l’espagnol et d’enseignement du français comme langue étrangère,Hélène décroche un contrat d’assistante de langue à Madrid.

De nombreuses cordes à son arc qui lui ont permit de s’expatrier vers l’Espagne…

Qui es-tu ? De quelle ville viens-tu ? Quel est ton parcours en quelques lignes ?

Je m’appelle Hélène ; je suis originaire de la ville de Spa et je vis actuellement à Madrid.
J’ai 24 ans, il serait donc peut-être prétentieux de déjà parler de parcours !
Après mes études primaires et secondaires, je suis partie étudier à Liège.

J’ai suivi un cursus en langues et littératures françaises et romanes, afin de me laisser guider par deux de mes passions : la linguistique française (et sa littérature) et l’étude des langues (plus précisément de l’espagnol, que j’avais commencé à étudier en secondaire).

C’est d’ailleurs en Espagne que j’ai réalisé mon ERAMUS les six premiers mois de ma troisième année de bachelier.
Helene 2

Lors de mon master, , j’ai suivi une formation afin de pouvoir ajouter l’enseignement de la langue espagnole à mes compétences.
Enfin, comme j’avais accepté un contrat d’assistante de langue à Madrid, j’ai consacré un des mois de l’été 2013 à une formation afin d’enseigner le français, mais en qualité de langue étrangère.

Comme la majorité des étudiants, j’ai réalisé quelques jobs, essentiellement dans le domaine de l’horeca où à l’université, lors de conférences.

Qu’est-ce qui t’a motivé à partir ?

Les raisons qui m’ont poussée à partir sont personnelles et professionnelles.
Personnelles car, je dois l’avouer, j’avais besoin d’air après mes études. Un besoin de respirer, de rencontrer d’autres personnes pour ouvrir les frontières de mon entourage ; mais aussi une envie de découvertes culturelles.

Professionnelles ensuite car je voulais continuer mon apprentissage de la langue espagnole.

Ma vocation étant l’enseignement, je ne pouvais consentir à enseigner cette langue avant de la maitriser et de pouvoir la manipuler avec davantage d’aisance.
Mais l’argument professionnel ne s’arrête pas là : une fois mon diplôme en poche, le secteur de l’enseignement n’ouvrait pas beaucoup de portes ; l’Espagne si.

Lors de tout entretien d’embauche, la majorité des employeurs valorise l’expérience : la mienne, j’allais aller la chercher en Espagne.

Depuis quand es-tu sur place ?

Je suis arrivée à Madrid le 27 septembre 2013, pour être précise ! Cela fait donc plus d’un an que je vis ici.

Comment s’est passé l’intégration dans le pays ?

L’intégration s’est bien passée, et je pense que cela peut s’expliquer grâce à deux choses essentielles.
La première est que je suis partie seule ; je n’avais pas d’autre choix que de partir à la rencontre des personnes.
Celles-ci ont été facilitées par le domaine professionnel grâce à mes collègues qui m’ont extrêmement bien accueillie et intégrée à l’équipe. De là, le cercle s’est élargi et les connaissances se sont naturellement dirigées (aussi) vers les Espagnols.
En cela, les colocataires ont beaucoup aidé !
Helene 1

La deuxième raison explique la précédente : je pense, sans prétention aucune, que pour partir seul dans un pays étranger il faut un peu de culot et d’ouverture. Ces deux critères ne me faisaient pas défaut et je n’ai eu aucune difficulté (mais des doutes, parfois si !) à sortir de chez moi pour « partir à l’aventure ».

A quelles difficultés as-tu été confrontée ? 

La première difficulté qui peut être rencontrée est la barrière de la langue. Et c’est vrai qu’entre la connaissance « scolaire » et la connaissance requise « sur le terrain » ne s’équivalent pas toujours.
Cela dit, j’avais été bien formée à l’université, la difficulté a donc été l’adaptation à la vitesse et aux expressions.

La majeure difficulté à laquelle j’ai été confrontée était mon appartement. Je l’avais trouvé via internet, je l’avais visité et en était tombée amoureuse.
Avec ma colocataire, le courant est passé tout de suite ! Cependant c’était sans compter sur les « critères » de la propriétaire, qui nous empêchait de nous sentir chez nous.

Nous avons donc dû trouver un autre logement rapidement. Mais nous étions deux et à l’heure actuelle nous vivons toujours toutes les deux dans un appartement bien à nous !

3 choses que tu adores dans ton pays d’expat ?

L’Espagne regorge de trésors de tous types.
Mon préféré est dans le mode de vie des Espagnols, qui vivent à l’extérieur et partagent différemment, même s’ils sont plus bruyants !

Ensuite, j’adore les parcs et les paysages naturels, pour leur différence avec les nôtres ; les kilomètres à parcourir pour les découvrir en valent amplement la peine !
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Enfin, je pense que je placerais la gastronomie (comment ne pas aimer les tapas !).

1 chose à laquelle tu n’arrives pas à te faire ?

La ville dont je suis originaire (Spa, belgique) est surnommée « la perle des Ardennes » pour sa situation et sa nature.
Vivant dans une capitale, je pense que je ne me ferai jamais totalement à la pollution (aussi bien sonore, lumineuse que dans son sens le plus littéral).

Un mets local préféré ?

C’est peut-être cliché, mais j’adore la paella ! De manière plus générale, les tapas continuent à me surprendre !

Quelle a été la réaction des locaux lorsque tu leur as expliqué d’où tu viens ?

Parlant français, les habitants de Madrid tendent à me penser Française, même si mon accent les laisse dubitatifs.
Et puis nous, belges, gens du nord, sommes souvent repérables par nos yeux ou cheveux clairs !

Leur réaction n’a jamais été négative, plutôt curieuse : passée la question habituelle du « tu étudies ici ? » (il y a énormément d’ERASMUS à Madrid), ils s’intéressent à tes motivations.

Surtout, ils sont surpris que tu aies trouvé du travail alors que plus de 50% des jeunes espagnols sortis des études cherchent en vain.
Mais jamais (à quelques exceptions près) il n’y a eu de jalousie. Il faut savoir que la majorité des personnes qui vivent à Madrid ne sont pas originaires de Madrid.

Nous formons un gigantesque puzzle culturel de plus de 3200 000 habitants intramuros.

Connaissent-ils la Belgique ? Connaissent-ils Liège ?

Les Espagnols connaissent la Belgique surtout grâce à Bruxelles, capitale de l’Europe. Mais beaucoup ont déjà voyagé vers notre pays, dans les villes les plus touristiques telles que, en plus de Bruxelles, Bruges, Gant ou Anvers.

Liège est connue premièrement comme ville étudiante, et donc comme destination pour les étudiants voulant se lancer dans un séjour ERASMUS.

Un conseil pour les voyageurs de passage à Madrid ?

Ne pas se « limiter » (j’insiste sur les guillemets) à la ville en elle-même, même si elle représente déjà un nombre important de choses à découvrir.
Selon la durée du séjour, n’hésitez pas à sortir des murs de la ville pour découvrir des villages ou anciens palais qui, même s’ils se situent dans la périphérie, sont très facilement accessibles.

« Merci pour ton intérêt Magali ! « 

Merci à Hélène d’avoir joué le jeu pour ce projet!

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Un commentaire (+add yours?)

  1. Lucie
    Nov 25, 2014 @ 15:41:28

    Madrid est une très belle ville, et ses alentours aussi en effet! Je ne sais pas si tu y es déjà allée mais je te conseille le parc Europa à Guadalajara, c’est un parc avec des miniatures ou réprésentations (tout de même assez grosses) de monuments européens. On trouve notamment un morceau du mer du Berlin, une tour Eiffel en miniature, un petit Atomium, etc.
    Et en plus l’entrée est gratuite!

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