New York… Une autre réalité.

Me voilà de retour…
Une fois encore, j’ai dû dire aurevoir à cette ville. Une fois encore, j’ai traversé le miroir et je regarde désormais New York depuis « l’autre côté ».

Chaque départ est un peu plus difficile. Car chaque voyage est un peu plus intense.
A New York, je ne peux m’empêcher de me sentir un peu comme Alice, dans un monde qui n’est pas vraiment le mien mais à la fois tellement plus proche de ma réalité.
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« Elle resta ainsi, les yeux fermés, croyant presque être au Pays des Merveilles, tout en sachant fort bien qu’il lui suffirait des les rouvrir pour retrouver la terne réalité. »

Un monde où le normal est éphémère et où le bizarre est quotidien. Un monde peuplé de personnages tantôt farfelus, tantôt sages.

Comme Alice, toutes mes rencontres avec ces personnages m’apprennent quelque chose.
Tout va tellement vite là-bas que je sais que je ne les reverrais pas de si tôt, peut-être jamais pour certains.
Je bois donc leurs paroles et leurs expériences. « Drink me« , me susurrent-ils à l’oreille.
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Grâce à eux, je passe par la petite porte qui m’emmène un peu plus loin dans cet autre monde.

New York influe sur moi sans me changer. Ou alors me change-t-il complètement?
Tout va plus vite, tout est plus fort, plus intense. Le goût des choses est différent. Ne pas se laisser emporter dans ce tourbillon est impossible.
Cela doit être la seule chose impossible à New York: rester identique.

 » Est-ce que, par hasard, on m’aurait changée au cours de la nuit ?
Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ?
Je crois bien me rappeler m’être sentie un peu différente de l’Alice d’hier.
Mais, si je ne suis pas la même, il faut se demander alors qui je peux bien être ? »

Je m’ennuie vite de la réalité; à New York, j’ai cette possibilité de rencontrer tellement d’autres réalités qu’il m’est impossible de m’ennuyer. Je peux être fatiguée de ce tourbillon à la fois tellement réel et quasiment impalpable.C’est étourdissant.
Mais jamais je ne ressens de l’ennui.

Et à chaque départ, New York est comme le chat du Cheshire disparaissant sous les yeux impuissant d’Alice…
Laissant dans son sillage un sourire indescriptible. Ni amical, ni ennemi. Ni drôle, ni triste.

Juste un sourire.

« Et cette fois, il disparut très lentement, en commençant par le bout de la queue et en finissant par le sourire,
qui resta un bon bout de temps quand tout le reste eut disparu.
« Ma parole ! pensa Alice, j’ai souvent vu un chat sans un sourire, mais jamais un sourire sans chat !…
C’est la chose la plus curieuse que j’aie jamais vue de ma vie ! »

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