Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?

Pour les plus vieux moins jeunes, il ne s’agit pas de la chanson de Benny B
(bon, c’est malin, je l’ai en tête maintenant…)

Il s’agit de notre grand projet 2015: le Canada. Ayant obtenu notre PVT tous les deux (moi sans trop de mal, avec un peu plus de stress pour mon mari, mais on l’a!) voilà qu’arrive l’heure des préparatifs.

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On en parle depuis tellement longtemps que j’ai un peu du mal à réaliser que tout le reste va arriver très vite.

Une nouvelle étape a été franchie: l’achat des billets d’avion et la réservation de notre premier logement via Airbnb.
Une chose de faite!

L‘impression d’avoir franchi une nouvelle étape mais pourtant qu’il reste encore tout à faire!

D‘abord se poser la question qui va guider notre aventure:
Qu’est ce qu’on fait une fois là-bas?
Alors que l’on va se retrouver bien loin de notre Comfort Zone (de laquelle on n’a franchement pas à se plaindre: un toit, un boulot, des amis, une putain de sécurité dans à peu près tout) alors que l’on va « quitter » tout cela, on se demande pour quoi faire?

Chercher à se poser, trouver une ville qui nous plait, un boulot pas trop pourri et…transporter notre comfort zone tout simplement dans un autre pays? Se construire une vie mais ailleurs avec d’autres codes, d’autres gens, d’autres découvertes mais tout de même dans un quotidien rassurant.
Ou carrément mettre les voiles, prendre des boulots qui se présentent sur la route et se faire un road trip de fou? Plus de comfort zone, sécurité précaire mais une aventure de tous les instants?

N‘oublions pas que je suis loin d’être une grande voyageuse, je n’ai même pas de sac à dos (d’ailleurs quand j’en essaye un dans un magasin, j’ai l’impression d’être Franklin. La tortue pas Benjamin.). J’aime avoir mon petit confort (même s’il est enfermé dans une valise) mais ne serait-ce pas JUSTEMENT l’occasion de briser ce que l’on pense être pour découvrir ce que l’on est?
Et au final, si je suis ce que je pensais être, tant mieux, ce ne sera qu’une confirmation.
Et si je suis à l’opposé de ce que je pensais être, tant mieux, ce sera une révélation.

Dans les deux cas, je suis gagnante. Nous attribuons donc 1 point supplémentaire au côté « aventure ».

Il faut dire aussi qu’aucun budget n’est illimité, je ne suis pas très amie avec Jay Z et Beyoncé et leur demander un prêt risque de s’avérer compliqué…
Du coup, le nerf de la guerre (et de la réussite?) subsiste: le budget.

Travailler pour vivre, je suis à 100% pour! C’est d’ailleurs l’une de mes motivations premières pour ce projet. Mais vivre Pékin Express ou Koh Lanta, ce n’est clairement pas pour moi (sinon je me serais inscrite).

Avant de partir (au sens large), il faut se connaître soi-même un minimum, savoir ce qui est fait pour nous et ce qui ne l’est pas, en laissant bien entendu la porte grande ouverte à tout ce qui pourrait se présenter. Mais sans oublier qui l’on a été jusque là.

Notre vécu, notre histoire et nos racines sont bien des choses qui pourront difficilement se revendre avant le départ comme les assiettes ou le meuble tv. On les prends donc avec nous.

Personnellement, une maison sur le dos (comme Franklin donc) et rien dans les poches, un peu dans l’esprit hippie de 69…Non.
En 30 ans de vie (bientôt 31 mais ce sera le prochain challenge), on peut dire ce que l’on veut, on est « conditionné » pour un certain mode de vie. Et il est impossible de changer cela en un coup de baguette magique. On peut le faire bien sûr mais cela prends du temps et beaucoup plus de réflexions sur le long terme.

Il faut donc respecter ce côté de soi-même que l’on chérit depuis tant d’années.
Le renier totalement c’est prendre le risque de vivre une aventure qui ne nous correspond pas et d’en être déçu, voir de revenir au point de départ en s’imaginant que c’est cela qui nous convient, une Comfort Zone et rien d’autre. Quel dommage!

La tête dans les nuages mais les pieds sur terre.

Nous avons la chance dans ce projet d’être « libres« .
Un endroit ne nous plait pas, on peut en changer. Le marché du travail n’est pas ouvert par là, on a la possibilité de faire ses valises pour aller voir ce qu’il se passe quelques centaines de kilomètres plus loin, on trouve un super boulot, super bien payé , on économise le maximum pour enfin faire le road trip de nos rêves.

J‘avais peur de ne pas partir avec une idée précise de ce que nous allions faire une fois sur place, et j’aurais encore certainement des jours de doute avant la date du grand départ.

Mais au moins, en écrivant ces quelques lignes, même si je n’ai en aucun cas dégrossi le problème, je sais que je pars avec moi-même. Ça, je tâcherai de ne pas l’oublier en route…

Vivre sur la route, peut-être pas. Mais qui sait ce que nous réservera l’avenir?
Dans quelques mois, je reviendrais peut-être avec une maison sur le dos…

Mais en tout cas, ce sera un univers entier que je rapporterai dans la tête.

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