Hamilton Heights, l’autre Harlem

Lors de notre dernière escapade à New York, je suis allée dire bonjour à mon amie Maureen (la belge à New York, retrouvez son interview ICI) qui vit à Hamilton Heights, au nord de Manhattan.
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Le quartier s’étend de la 135th Street à la 155th Street et est bordé d’une part par l’Hudson et de l’autre par la St-Nicholas Avenue/Edgecombe.

Comme nous le disait Maureen lors de notre interview, Hamilton Heights est un quartier à découvrir,  » C’est un peu le SoHo de Harlem avec des cafés d’artistes avec free internet, cafés- magasins de vêtements, des restos branchés…  »

J‘ai pu constater moi-même qu’il s’agissait d’un quartier en pleine expansion.

En effet, lorsqu’on dit Harlem, on pense à la célèbre 125th Street où trône l’Apollo Theater ou encore les alentours de la 116th pour visiter Columbia University.
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Mais le quartier de Hamilton Heights se démarque de ces rues emblématiques et peu de visiteurs s’aventurent au-delà de la 125th.

Et pourtant en poussant le trajet de métro un peu plus loin, on se retrouve dans une tranche de Manhattan qui mérite d’être découverte!
Non seulement il y a de nombreux bars et restaurants qui contribuent à l’essor du quartier mais vous trouverez aussi une population très cosmopolite. Là où East Harlem est hispanique et la 125th afro-américaine, Hamilton Heights est de plus en plus diversifiée.

Suite à l’explosion des loyers sur Manhattan, la population ne cesse de reculer vers le Nord et l’Est (du côté de Queens) à la recherche de locations plus abordables.
Le quartier n’est plus « réservé » à une seule identité culturelle.

Vous pourrez découvrir également une promenade agréable au bord de l’Hudson où Maureen m’a déjà invité pour un barbecue en été!
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Vue sur le New jersey d’un côté, le Washington Bridge (reliant le New Jersey à Washington Heights) de l’autre.
10885186_10155184128165192_5060093650455616202_n Photo: Maureen

Le long de cette promenade, le Riverbank State Park accueille les résidents autour de terrains de sports et d’une patinoire en hiver, transformée en piste de roller en été.
Toutes ces activités contribuent elles aussi à l’épanouissement du quartier.
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Hamilton Heights est un quartier à vivre. Vous n’y trouverez pas d’Empire State Building ni de m&m’s Store mais si vous souhaitez vous imprégnez de la vie new-yorkaise, je vous conseille de pousser la balade jusque là, vous ne serez pas déçus!

Comment y aller
Métro 1 depuis Columbus Circle
Environ 20mn

MERCI à Maureen de m’avoir fait visiter son quartier et d’avoir su m’en parler en si peu de temps. J’ai hâte d’y retourner pour pouvoir mieux l’apprécier (le quartier, pas Maureen! :p )

Et si ce n’est déjà fait, une petite visite de Harlem s’impose. Pour cela, je vous invite à visiter le blog de ma pote
Ameloche Voyage  » Harlem le quartier afro-américain de New York« 

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Retour à New York…

New York…

Un nom qui fait rêver, encore aujourd’hui.

Pourtant, après quelques voyages dans la Big Apple, je vois les choses autrement.

Je vois la foule dans midtown, là où je n’avais d’yeux que pour le Rockefeller et l’Empire State Buidling.

Je vois la saleté du métro, les retards et la masse de gens se pressant aux portes, là où je voyais un moyen de transport si pratique.

Je vois les touristes émerveillés et lents, s’arrêtant à tout bout de champs pour consulter leur smartphone ou pour prendre une photo pour immortaliser cette « première fois », une foule sans nom et sans visage dont je faisais partie moi aussi.

Je vois les sans abris, plus nombreux, plus jeunes, le regard implorant devant la foule trop indifférente, trop pressée.

Je vois les ombres crées par le béton froid, là où je ne voyais que la lumière d’une nouvelle ville à découvrir.

Je vois les grattes-ciel qui s’élèvent, plus nombreux, plus hauts, plus futuristes. Ils modifient la skyline si célèbre de Manhattan, celle que j’ai admiré il y a si longtemps déjà.

Je vois le « New York à la mode », accessible à tous et à n’importe qui, là où il était pour moi le voyage d’une vie entière.

Je vois le New York de la toile, des blogs et des pages, qui vantent ses méritent et ses promotions, ses hôtels « proches de Time Square » et ses bons plans tellement pas uniques.

Je vois la perte d’authenticité d’une ville où le tourisme fait pourtant Foi.

Je vois des millions de dollars dans des tours que personnes n’habitera jamais.

Parc d’attraction à taille irréelle, foire à ciel ouvert, un cirque sans chapiteau.

New York es-tu réellement devenue ce que je vois ?

DSC_0872« Approchez, approchez! Venez découvrir l’Amérique! »

Pourtant, aujourd’hui encore, je vois toujours le soleil sur Central Park et les bribes du rêve américain qui s’accrochent au sommet d’une jungle urbaine.

Je vois toujours l’espoir d’un meilleur avenir dans les yeux des passants.

Je vois toujours une ville-symbole d’absolument tout ce que l’on veut et où tout est possible.

Je vois toujours les traces de mes premiers pas qui me rappellent mes premières émotions, mon premier voyage, mon premier regard.

Je vois Miss Liberty, le Brooklyn Bridge et les bords de l’Hudson résister au changement et être les témoins du temps qui passe, du temps qui change.

J’aime cette ville différemment.

Je l’aime malgré les ombres derrières le Chrysler, malgré les failles derrière le rêve, malgré les bruits qui courent et trébuchent, malgré les autres.

Je l’aime pour de vrai. Même sans lumière, sans filtre et sans fard.

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New York a laissé cette empreinte indélébile en moi. Il y aura toujours ce « quelque chose » même si elle est différente dans son indifférence.

Je le suis probablement peut-être aussi.

Comment pourrait-il en être autrement.

C’est New York, après tout.

Projet Canada 2015: Départ et arrivée

Enfin, nous y voilà! Après des mois d’attente (et de patience), nous avons enfin atterri au Canada.
Et en parlant de patience, la nôtre allait encore être mise à rude épreuve!
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Le départ

Nous avions opté pour la compagnie Air Transat.

Non seulement pour les bons avis mais aussi, et surtout, pour ses prix attractifs. A ce tarif ( 723€ pour deux), nous ne nous attendions pas à du haut standing. Pourtant, nous avons été déçus de la prestation proposée.

En effet, en dehors du fait que le choix des sièges était payant, tout le reste l’est également. Ceci comprends les oreillers, couvertures et écouteurs, rien n’est fourni.
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Ne parlons pas de confort. Les sièges sont très étroits et l’absence d’écrans individuels sur un vol long courrier rend celui-ci vraiment long.

Il y a une option « wifi » vous permettant un choix de films sur votre propre tablette ou smartphone…
Toutefois, aucune prise ne permet de les recharger.
Donc prévoyez votre batterie chargée (et une batterie de secours!) si vous souhaitez profiter de cette distraction!
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Les écrans situés dans l’allée centrale sont mal disposés et si on est un peu petit et assis côté hublot… Il faut jouer du cou pour suivre le film.
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Du coup, avec cette absence de divertissement, on dort.
Tant bien que mal.
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Mais je le répète, pour ce prix, il ‘agit bel et bien d’une compagnie low-cost. Rien de plus. Le repas, comprit dans le prix, est bas de gamme et servi en petite quantité.
Heureusement, un cas vous sera également servi avant l’atterrissage.

Le personnel quand à lui est très bien. Souriant et serviable, très pro.

L’arrivée

Comment vous expliquer notre arrivée dans la salle du passage à l’immigration?
Une file interminable
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Pas le temps de grogner, on prends son mal en patience. Et on attends…
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Longtemps…Plus de 2 heures, presque 3 en fait!
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Quand enfin (ENFIN!) vient notre tour, l’agent nous indique simplement de nous rendre dans le bureau situé derrière les guichets.
De prendre un numéro et…d’attendre
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Deuxième attente…
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Autant dire qu’avec le décalage horaire, on est déjà à moitié endormis.
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Enfin notre tour! On n’en peut plus, c’est la dernière ligne droite! On arrive même à penser que c’est un test de résistance pour vérifier que l’on mérite bien notre visa.
L’agent appelle finalement notre numéro…
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Mais il a envie de faire vite (nous aussi) et n’en n’a strictement rien à faire que nous ayons attendu 5 heures.
« Bonjour, papiers, passeports, merci, je vous appelle dans quelques instants, allez vous asseoir, merci ».

Point.

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Enfin, nous avons notre précieux sésame… Il est temps d’aller récupérer nos bagages, arrivés 5 heures avant.
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On n’arrive difficilement à savourer le moment tellement on est fatigués.

Mais notre aventure peut commencer, officiellement!

||DURBUY|| Un bar à rhum pas comme les autres!

Une ambiance unique, un endroit à voir et à goûter.

Durbuy, après un bon petit resto en amoureux, mon mari m’emmène dans un bar à rhum bien connu de la ville, le bar Tortuga.
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Vous entrez littéralement dans le repaire d’un pirate des Caraïbe

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Ce pirate, c’est Jack Tibow, la capitaine de l’endroit!
Il vous emmène dans son univers fait de rhum (évidemment), de voyages et d’originalité, tant pour le palais que pour les yeux!

Goûtez aux rhums arrangés « redresseur de zizi » ou « pète soutif » et découvrez ce qui se cache derrière ces noms.
Pour ma part, j’ai goûté au « kiwi gingembre » et au Fuego Del Diablo (demandez à voir la bouteille… Je ne vous en dis pas plus!)

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A côté des délicieux rhums arrangés, vous pouvez gouter au punch; il y en a un grand choix qui vous permet de varier les plaisirs. Ne manquez pas non plus les secrets de la cale du Capitaine qui vous dévoilent des rhums du monde entier.
Bref, il faudra revenir pour pouvoir tout goûter!

Le tout dans une ambiance conviviale et chaleureuse, on se sent tout de suite comme chez soi. Installez vous à la terrasse s’il fait beau mais n’oubliez pas de venir visiter l’intérieur qui vaut le coup d’oeil!
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Ce qui est sûr, c’est que l’on y revient sans hésiter! La sympathie des maîtres des lieux, le choix de boissons et l’ambiance originale donne un cachet peu commun à cet endroit.

Un coffre aux trésors caché dans la plus petite ville du monde…

En Pratique
OUVERT les week-ends et jours fériés!
Il y’a aussi de la bière et des softs

Les prix?
Rhum arrangé: 5€
Les punchs: entre 6€ et 8€
Dans la case du Capitaine: entre 9€ et 16€

Tortuga bar – La Case Créole (vente de rhums)
Rue des Récollectines, 8
6940 Durbuy
Le SITE

Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?

Pour les plus vieux moins jeunes, il ne s’agit pas de la chanson de Benny B
(bon, c’est malin, je l’ai en tête maintenant…)

Il s’agit de notre grand projet 2015: le Canada. Ayant obtenu notre PVT tous les deux (moi sans trop de mal, avec un peu plus de stress pour mon mari, mais on l’a!) voilà qu’arrive l’heure des préparatifs.

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On en parle depuis tellement longtemps que j’ai un peu du mal à réaliser que tout le reste va arriver très vite.

Une nouvelle étape a été franchie: l’achat des billets d’avion et la réservation de notre premier logement via Airbnb.
Une chose de faite!

L‘impression d’avoir franchi une nouvelle étape mais pourtant qu’il reste encore tout à faire!

D‘abord se poser la question qui va guider notre aventure:
Qu’est ce qu’on fait une fois là-bas?
Alors que l’on va se retrouver bien loin de notre Comfort Zone (de laquelle on n’a franchement pas à se plaindre: un toit, un boulot, des amis, une putain de sécurité dans à peu près tout) alors que l’on va « quitter » tout cela, on se demande pour quoi faire?

Chercher à se poser, trouver une ville qui nous plait, un boulot pas trop pourri et…transporter notre comfort zone tout simplement dans un autre pays? Se construire une vie mais ailleurs avec d’autres codes, d’autres gens, d’autres découvertes mais tout de même dans un quotidien rassurant.
Ou carrément mettre les voiles, prendre des boulots qui se présentent sur la route et se faire un road trip de fou? Plus de comfort zone, sécurité précaire mais une aventure de tous les instants?

N‘oublions pas que je suis loin d’être une grande voyageuse, je n’ai même pas de sac à dos (d’ailleurs quand j’en essaye un dans un magasin, j’ai l’impression d’être Franklin. La tortue pas Benjamin.). J’aime avoir mon petit confort (même s’il est enfermé dans une valise) mais ne serait-ce pas JUSTEMENT l’occasion de briser ce que l’on pense être pour découvrir ce que l’on est?
Et au final, si je suis ce que je pensais être, tant mieux, ce ne sera qu’une confirmation.
Et si je suis à l’opposé de ce que je pensais être, tant mieux, ce sera une révélation.

Dans les deux cas, je suis gagnante. Nous attribuons donc 1 point supplémentaire au côté « aventure ».

Il faut dire aussi qu’aucun budget n’est illimité, je ne suis pas très amie avec Jay Z et Beyoncé et leur demander un prêt risque de s’avérer compliqué…
Du coup, le nerf de la guerre (et de la réussite?) subsiste: le budget.

Travailler pour vivre, je suis à 100% pour! C’est d’ailleurs l’une de mes motivations premières pour ce projet. Mais vivre Pékin Express ou Koh Lanta, ce n’est clairement pas pour moi (sinon je me serais inscrite).

Avant de partir (au sens large), il faut se connaître soi-même un minimum, savoir ce qui est fait pour nous et ce qui ne l’est pas, en laissant bien entendu la porte grande ouverte à tout ce qui pourrait se présenter. Mais sans oublier qui l’on a été jusque là.

Notre vécu, notre histoire et nos racines sont bien des choses qui pourront difficilement se revendre avant le départ comme les assiettes ou le meuble tv. On les prends donc avec nous.

Personnellement, une maison sur le dos (comme Franklin donc) et rien dans les poches, un peu dans l’esprit hippie de 69…Non.
En 30 ans de vie (bientôt 31 mais ce sera le prochain challenge), on peut dire ce que l’on veut, on est « conditionné » pour un certain mode de vie. Et il est impossible de changer cela en un coup de baguette magique. On peut le faire bien sûr mais cela prends du temps et beaucoup plus de réflexions sur le long terme.

Il faut donc respecter ce côté de soi-même que l’on chérit depuis tant d’années.
Le renier totalement c’est prendre le risque de vivre une aventure qui ne nous correspond pas et d’en être déçu, voir de revenir au point de départ en s’imaginant que c’est cela qui nous convient, une Comfort Zone et rien d’autre. Quel dommage!

La tête dans les nuages mais les pieds sur terre.

Nous avons la chance dans ce projet d’être « libres« .
Un endroit ne nous plait pas, on peut en changer. Le marché du travail n’est pas ouvert par là, on a la possibilité de faire ses valises pour aller voir ce qu’il se passe quelques centaines de kilomètres plus loin, on trouve un super boulot, super bien payé , on économise le maximum pour enfin faire le road trip de nos rêves.

J‘avais peur de ne pas partir avec une idée précise de ce que nous allions faire une fois sur place, et j’aurais encore certainement des jours de doute avant la date du grand départ.

Mais au moins, en écrivant ces quelques lignes, même si je n’ai en aucun cas dégrossi le problème, je sais que je pars avec moi-même. Ça, je tâcherai de ne pas l’oublier en route…

Vivre sur la route, peut-être pas. Mais qui sait ce que nous réservera l’avenir?
Dans quelques mois, je reviendrais peut-être avec une maison sur le dos…

Mais en tout cas, ce sera un univers entier que je rapporterai dans la tête.

J’ai mangé un Cronut mais pas à New York…

D‘ailleurs, ça ne s’appelait pas un Cronut® (marque déposée par le pâtissier Dominique Ansel) mais cette pâtisserie porte le joli nom de « Boule de New York« !

Depuis un moment, je suis les préparations alléchantes de la boutique « Cup N’ Cake » à Liège.
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Cupcakes mais aussi bagels, formules petit déj, salades,… Il y a comme un goût new-yorkais dans la cité ardente…
Pourtant, avant aujourd’hui, je n’avais pas encore eu l’occasion d’y aller!
Mais après ma visite (un peu furtive), je peux vous dire que je vais les provoquer les occasions pour y retourner!

En ville pour une course rapide, je m’arrête à la boutique attirée par l’annonce parue sur la page Facebook le matin même :
« Les boules de New York sont disponibles dès 10h! »
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Cup N’ cake est un endroit cosy et convivial mais avec peu de tables, il est donc presque indispensable de réserver!
De plus, les cupcakes sont faits en petite quantité et je n’ai pas besoin de vous dire qu’ils attirent leur public!

Par chance, il restait des boules de New York sur le comptoir. Je choisis de goûter la version chocolat (on ne se refait pas!).
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J‘ai longtemps hésité avant de gouter le Cronut®; croissant et donut, ça s’annonçait plutôt lourd à avaler…
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Eh bien détrompez-vous! J’ai mangé une pâtisserie légère et fondante. Moelleuse et pas trop sucrée, contrairement à mes premières appréhensions.

J’ai retrouvé le donut dans la forme ronde et le côté mellow (comme on dit à NY) et le croissant pour la pâte feuilletée. Ce n’est pas croustillant pour autant…
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L’intérieur est fourré avec un délicieux chocolat. Accompagnez tout cela d’un thé ou d’un jus de fruit et voici l’en-cas idéal!
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Il s’agissait d’un « lancement test », espérons que, comme le cupcake, la boule de New York fasse son entrée dans le coeur des liégeois!

En attendant, j’ai promis que je reviendrais pour goûter (enfin!) ces cupcakes si appétissants et discuter un peu plus longuement avec la très sympathique maitresse des lieux…
Rendez-vous est prit!

STAY TUNED…

Cup ‘N Cake
Rue des Clarisse, 58
4000 Liège
(Centre ville)
0490 57 80 80

C’était un 6 juin 1944…

… Un GI débarquait sur les plages de Normandie…

Un GI et des milliers d’autres. Mais celui-là, je pourrais dire que j’ai, aujourd’hui, croisé son regard.numari18

70 ans après, c’est un regard ému, empreint d’humilité et de souvenirs qu’on ne peut qu’imaginer. On a vu tant d’images de guerre au fil des années mais dans ce regard, on voit que ce qui est  aujourd’hui une période de l’Histoire pour nous fut, pour lui, une triste réalité.

Un regard tantôt perdu dans un passé douloureux, tantôt plein de tendresse envers son épouse, tantôt honoré et timide à la fois.

Un regard qui raconte son histoire.

Notre histoire.

Ce personnage si particulier, c’est Monsieur Sergio Moirano, de la 90e Infantry Division sous les ordres d’un certain général Patton.

Mobilisé en 1942, il est l’un des premiers à poser le pied sur les plages de Normandie deux ans plus tard.

Il a 20 ans et il est américain.

Je suis impressionnée par sa présence. Nous le sommes tous. Alors qu’il nous donne quelques mots en anglais, sa voix tremble d’émotion. Un frisson nous enveloppe. On se sent privilégiés.

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On ressent encore aujourd’hui, toute la difficulté à s’exprimer sur cette période terrible. Il nous explique très brièvement la peur mais aussi l’accueil bienveillant reçu lors de son arrivée en Belgique durant la bataille des Ardennes.

Il nous remercie… J’essuie une larme. Sur ce visage, désormais marqué par les années et les épreuves, malgré un corps peu prisonnier du temps qui passe,  on peut encore lire la bravoure et le coeur vaillant qui sont restés intacts.

« I’m sorry, I don’t have any chewing gum for you! » conclut-il avec ce chaleureux sourire. Ce sourire qui nous replonge 70 ans en arrière.

Ce jour de Libération où nos aïeux ont accueillis les GI en héros.

Ce sourire tellement américain.

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Photo:© Francis Reiss – Soldats US donnant des chewing-gums avant de partir.

 

Aujourd’hui, il vit en Belgique avec son épouse qu’il a rencontrée en 1945. Une belge. Après leur rencontre, Mr Moirano, alors démobilisé, repart un temps aux USA, où son épouse le rejoint; et après un passage par l’Italie, ils reviennent en Belgique.

moirano1Photo: ©http://www.utdhuy.be

 

« Il adore la Belgique« , nous précise-t-elle, souriante.

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 ©Massimo Trotta Photographe

 

Il accepte volontiers de se prendre au jeu de la séance photo.

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 ©Massimo Trotta Photographe

 

Certaines rencontres nous font nous sentir parfois tellement petit…

Que ce vétéran et tous les autres, tombés pour notre liberté, soient des exemples de bravoure et de courage. Des exemples d’humilité face à nos soucis quotidiens.

Quand à moi, je n’ai toujours pas de mot après cette rencontre.
Ah si, deux: Thank You.

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